La dure vie d’un fan de PES

En 2017, le jeux vidéo FIFA a été le bien culturel le plus vendu en France, loin devant son éternel rival, Pro Evolution Soccer. Pourtant, une communauté d’irréductibles de PES résiste encore et toujours à l’envahisseur. Longtemps roi sur les terres du jeux vidéo de football, la simulation japonaise n’en finit plus d’être raillée, ses fans y compris.

 

« PES c’était bien jusqu’au six, après FIFA était au-dessus »

Cette phrase sera la première d’une longue liste que tout fan de Pro Evolution Soccer qui se respecte entendra lorsqu’il évoquera son attrait pour la franchise de Konami.

Cette dernière s’explique facilement. En effet, pendant de longues années, PES s’est imposée comme étant LA simulation de football par excellence. Anciennement appelé Winning Eleven, la série deviendra PES et régnera sur la Playstation 2 et la Xbox, ne laissant que des miettes à son rival FIFA.

Des frappes à 400km/h.

Il faut dire, qu’à cette époque, le jeu est presque parfait : les graphismes sont, pour l’époque, très impressionnant, le gameplay ultra réaliste et les joueurs prennent un malin plaisir à jouer et rejouer le derby italien Milan AC – Inter.

PES 6, restera le gratin de la série. Demandez à tout fans de foot de vous raconter les frappes qu’il a pu marquer avec Adriano, les accélérations qu’il a effectué avec le nigérian Martins… Chacun aura un souvenir, une anecdote à énumérer. Mais après PES 6 et le passage sur les consoles nouvelles générations, la série s’est complètement écroulée : manque de temps pour préparer le changement de console, gameplay approximatif, nombreux bogues, plaisir de jeu inexistant… À partir de ce moment, les fans de foot se retrouvaient davantage sur FIFA. Depuis, le peu de joueurs qui sont restés fidèles à la série vivent un calvaire quotidien, des moqueries sans fin, et des blagues lourdes.

 

« Mais attends… ça veut dire que tu joues sans les licences ? »

Si ces deux dernières années, la saga effectue un retour plus qu’intéressant, une chose n’échappe à aucun joueur : Pro Evolution Soccer ne possède (toujours) pas toutes les licences. Ce qui ne manquera pas d’amuser les joueurs de FIFA qui se délesteront volontiers d’une voire deux blagues potaches à ce sujet.

En effet, le derby mancunien en Angleterre devient Man Blue – Man Red : moins sexy, donc.

 

C’est le concurrent FIFA qui a accès à tous les droits officiels, en partenariat avec l’organisation du même nom.  De son côté, le jeu de Konami se contente de quelques licences officielles, qui varient selon les années et les contrats négociés. Les fans parviennent tout de même à jouer avec les vraies licences, après avoir installé un patch.

Pour répondre à cette blague, la petite astuce pour les joueurs de PES est d’évoquer la présence des licences officielles de la Ligue des Champions ainsi que de l’Europa League. Ce qui n’en reste pas moins, une maigre consolation.

 

« Tu joues avec Castolo dans ta Ligue des Masters ? » 

D’un ton moqueur, c’est souvent ce qu’entendra le joueur de PES qui raconte son mode carrière. Car oui, ce mode historique de la série existe toujours. Et, comme avant, il est possible de commencer sa « carrière » avec l’équipe par défaut du jeu et les fameux joueurs qui ont fait les beaux jours de certains nostalgiques. À cette blague, peu de réponse s’offre à vous. Contentez-vous de sourire et de répondre que « cette année, le jeu est vraiment de retour. »

Petit bonus, il n’est plus possible de jouer avec des autruches dans le jeu. Simple détail ? Loin de là, cette vanne représente l’ultime cartouche qu’utiliseront les fans de FIFA pour vous charrier.

Léonardo Jardine
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Léonardo Jardine

Rédacteur sur MotherSoccer chez Mother Soccer
Fidèle supporter de l'ASM, je conçois le journalisme comme un centre de Jérôme Rothen : millimétré.
Inconditionnel de PES, j'ai toujours préféré les Castolo et consorts aux superstars du ballon rond. C'est dire mon amour pour le football, le vrai.
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