Leo Jardim, mais t’es qui putain ?

Depuis quelques semaines un nom revenait avec insistance du côté de Monaco pour remplacer Ranieri. Ce nom c’est Leonardo Jardim, un personnage inconnu des fans de Ligue 1. Un choix pas très emballant a priori mais qui pourrait se révéler payant pour le club de la principauté. Monaco vient d’annoncer sa signature, alors chez MotherSoccer, on s’est demandé qui c’était.

Un homme à part

Leonardo est né en 74 à Barcelona,  pas la ville où tu sors avec ta belle chemise blanche sur la Rambla, non, à quelques milliers de kilomètres de là au Venezuela. Ses parents reviennent au Portugal, sur une île où la star s’appelle Cristiano « CR7 « Ronaldo. Il passe son adolescence à jouer au handball (encore un point commun avec Barcelone ?). A 15 ans, il se lance dans le foot. Là où 99% des joueurs rêvent de devenir pro, le petit Leonardo veut devenir entraîneur. On parle ici d’un mec qui a fait une thèse sur « les corners pendant l’Euro 96 » et qui a obtenu son diplôme de coach niveau IV à 24 ans. Beau temps de passage puisqu’il est le plus jeune à obtenir ce grade. A 27 ans,  il décroche son premier poste en tant qu’entraîneur adjoint dans un club de Madère de 3ème Division. (Spoiler Alert) Autant vous le dire tout de suite, ça sera le seul club où il sera resté plus de deux saisons.  Quelques saisons honnêtes plus tard, il s’en va rejoindre le continent et le club de Chaves avec pour ambition de les remonter en 2ème division.

Du talent, du succès et des embrouilles

jardim1 A Chaves, tout se passe comme prévu, il remonte le club en 2ème division. La saison d’après il plie bagages pour aller entrainer Beira Mar, qu’il remontera en 1ère division.  Easy, son équipe envoie et lutte pour les places européennes dès la saison d’après. Seulement, il s’embrouille avec les dirigeants et pose sa dem’ avant la fin de la saison. POSAY. C’est pour Jardim l’occasion de franchir un cap en entraînant la 4ème force de la Liga Sagres, le Sporting Braga. Habituée à jouer la médaille en chocolat, l’équipe finit troisième pour la toute première fois. Trop facile, il prend une nouvelle fois la tangente. D’un pays en crise à un autre, il arrive dans le pays de Nikos et de Platon pour diriger l’Olympiakos. Encore une fois,  le mode amateur de Fifa est activé, il domine allègrement la Superleague. Tout va bien, il se tape même la femme du président. Cadeau bonus qui lui coûtera son poste puisqu’il se fait virer dès le mois de janvier. Il passe le reste de la saison au chômage pendant que les rouges et blancs s’en vont gagner leur 10 000ème titre de champion.

Retour au bercail réussi

La saison 2013/2014 va lui donner la chance d’entrainer l’un des trois grands clubs portugais. Il arrive dans un Sporting complètement à la ramasse après des années de gestion désastreuse. Avec un nouveau Président qui veut redonner sa splendeur aux Lions et en s’appuyant sur la jeunesse talentueuse de l’Academia, le Sporting retrouve le sommet du championnat. En décrochant la deuxième place et la qualification pour la Champions League, il devient l’idole du Estadio d’Alvalade. Seulement, Jardim est un homme qui a la bougeotte.  Le 20 mai, l’annonce tant redoutée par les supporters tombe, il quitte le club. Avec sa signature sur le rocher, c’est un personnage en décalage complet avec le bling bling monégasque mais avec un talent éprouvé qui va débarquer. Pour Jardim c’est encore un palier qui est franchi, à la tête de la machine financière qu’est Monaco, il va pouvoir montrer à la Ligue 1 l’étendue de son talent. Passé en 6 ans du fin fond de la troisième division portugaise à la l’élite de la Ligue 1, Leonardo Jardim n’a pas le temps. Une carrière aussi rapide que Bolt sur un 100m l’a amené vers les sommets. Il faudra quand même faire attention à ce que l’histoire ne se répète pas. La dernière fois qu’il a entraîné des rouges et blancs la femme du Président y est passée et lui s’est fait virer. Article rédigé par @guiguipel, contributeur lusitanien enthousiaste

Jean-Pierre Pépin

Jean-Pierre Pépin

Fondateur & Rédacteur en chef chez Mother Soccer
Porte des lunettes mais a l’oeil aiguisé quand il s’agit de trouver des pépites sur Football Manager. Un mélange entre George Best et Iniesta — milieu offensif à tendance caviar. Supporte l’AJ Auxerre et le FC Barcelone. Guy Roux sur FIFA.
Jean-Pierre Pépin

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Basile Viault

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Discussion about this post

  1. Jé2Toulon dit :

    Vraiment un article de merde… J’ai adoré
    Enfin un site de foot en mode Boucherie Ovalie à moins que ce soit eux qui vous aient piqué l’idée ils en sont capable…
    Longue vie à vous…
    Un bourrin de rugbyman qui aime le foot … Si si ça existe !

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