PSG : On a retrouvé Everton et Souza

Vous vous en rappelez forcément, de ces deux joueurs. Arrivés au PSG en 2008, ces brésiliens sont devenus en l’espace de quelques mois la risée du public mais aussi de leurs propres coéquipiers. Everton et Souza sont repartis aussi vite qu’ils sont venus mais restent pourtant dans l’imaginaire collectif comme étant deux des pires transferts de l’histoire du club de la capitale. Mother Soccer a retrouvé leurs traces.

Kids, je vais vous raconter à quoi ressemblait le PSG en 2008. À l’époque, pas question de Pastore et de Cavani et même pas question d’imaginer un Zlatan. Non, durant cette saison maudite, les sauveurs s’appellent Amara Diané, Sylvain Armand et un Pedro Miguel Pauleta qui vit ses derniers moments de gloire à l’ombre de la Tour Eiffel.

Saison maudite à bien des égards d’ailleurs. Le club a bien failli se retrouver en L2. Seule une ultime victoire à Sochaux sauva le club d’une crise sans précédent, et ce, malgré un niveau de jeu défiant le néant. Maudite également car cette année marque la fracture profonde entre les supporters et la direction. Le plan Leproux n’est pas encore mis en place mais l’affaire PSG-Tel Aviv ainsi que de nombreuses guerres intestines auront raison de la grande ambiance du Parc des Princes.
C’est dans ce climat plus que particulier qu’atterrissent Everton et Souza. Présentés par le président d’alors, Alain Cayzac, comme des futurs cracks ils devaient redresser le club par leur technique et leur jeu porté vers l’avant. Malheureusement, Paul Le Guen ne va pas beaucoup utiliser les deux joueurs qui vont très rapidement tomber dans l’anonymat.

C'est rare, mais il existe des traces de leur passage !

C’est rare, mais il existe des traces de leur passage !

 

Le passage d’Everton Santos au PSG, c’est encore Sylvain Armand qui en parle le mieux dans une interview donnée à France Football. « Alors, quand on l’a vu à l’entraînement, c’était pas Robinho. Ils n’arrivaient pas à la cheville de Semak par exemple ». Et quand on connaît le niveau de Semak lors de son escale parisienne, la comparaison est loin d’être flatteuse…
Et ça, le club s’en est très vite rendu compte. Le PSG a décidé de prêter celui qui n’a joué qu’un seul match (contre Marseille) à Fluminense, puis au Japon (Albirex Niigata) et en Corée du Sud (Seongnam). Un parcours de grand voyageur qui lui permit tout de même de remporter la Ligue des Champions Asiatique en 2011. Aujourd’hui, Everton joue du côté de Séoul et tout semble bien se passer pour lui. Passeur décisif à de nombreuses reprises et joueur important de l’effectif, il a su bien rebondir dans un milieu qui n’est pas le sien. Mais, comme de nombreux joueurs brésiliens, le passage en Asie n’est pas un obstacle. Dans un championnat technique, les auriverde se sentent généralement bien, c’est d’ailleurs là-bas que Hulk s’est révélé…
Everton-Souza-Fluminense-par-Mother-Soccer

Le joueur s’imagine même, à 27 ans, rejouer en Europe dans un futur proche. Le natif de São José dos Campos semble même avoir appris de ses erreurs passées et affirme haut et fort qu’il n’est pas le seul responsable de son échec parisien. D’après une interview réalisée par Foot Mercato, le brésilien pense que « C’est à cause de la situation du club, très critique à ce moment-là. On attendait de moi un rendement immédiat et je n’ai même pas eu le temps de m’adapter à la culture locale, à l’équipe ».
Un simple problème d’acclimatation et de contexte alors ? Espérons qu’Everton puisse un jour montrer à l’Europe entière que son niveau n’était pas la principale cause de son échec. Encore faut-il que ce soit vrai…

Il faut bien l’avouer, Williamis Souza n’était pas foncièrement un mauvais joueur de football. A l’image de son collègue et ami Everton, il est arrivé au club au mauvais moment, sans vrai temps d’adaptation d’ordinaire obligatoire pour les brésiliens qui débarquent en Europe. D’ailleurs, les supporters du PSG ont pu observer le joueur un petit peu plus longtemps. Souza a pu jouer en L1 près d’une vingtaine de fois. Titulaire dès février, il offre ici ou là des passes décisives mais rien de grandiose. L’arrivée de nouveaux propriétaires qataris précipite le départ du joueur, direction son pays natal.
Le joueur s’est dirigé vers le Gremio Porto Alegre, un des grands clubs du pays, avec lequel il remporte un championnat national en 2010. Joueur honnête, il réalise des saisons pleines et est un des très bons joueurs du pays.
Willamis-Souza-PSG-par-Mother-Soccer

C’est pour deux millions d’euros, seulement, qu’il est définitivement transféré au club. Depuis, les choses ont encore bougé pour Souza, qui a été transféré du côté de Fluminense et de Cruzeiro, des grands noms locaux et reconnus à l’étranger. Depuis cette année, il évolue au sein de Ceará, ce qui est un comble quand on a joué pour Paris…
Souza et Everton, vous l’aurez compris, ne sont pas des joueurs qui changeront à jamais la face du football. Seulement, dans un contexte plus favorable et avec un petit peu plus de temps de jeu, il est plus que probable que ces deux joueurs aient eu une honnête carrière en Ligue 1.
Le destin, parfois…

Walter Panzani

Responsable des publications chez Mother Soccer
Apôtre du beau-jeu et de la blessure gratuite, je pense que si le ballon peut passer, ce n’est pas forcément le cas du joueur. Valenciano depuis plus de quinze ans, j’ai souffert de voir Marius Stankevicius défenseur central de mon équipe. Passionné par le monde des ultras et par le football de l’ancien bloc de l’est, j’aurais bien envie de craquer un fumi dans un kolkhoze.
Walter Panzani

Apôtre du beau-jeu et de la blessure gratuite, je pense que si le ballon peut passer, ce n’est pas forcément le cas du joueur. Valenciano depuis plus de quinze ans, j’ai souffert de voir Marius Stankevicius défenseur central de mon équipe. Passionné par le monde des ultras et par le football de l’ancien bloc de l’est, j’aurais bien envie de craquer un fumi dans un kolkhoze.

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3 Discussion to this post

  1. Autant Souza on peut y croire, autant sur Everton j’ai plus que des doutes. Jean-Claude Robigneau qu’ils l’appelaient au Camps des Loges.

  2. Jah Rastaman dit :

    C’est pas du tout l’arrivée des qataris qui précipite le départ de souza ! il est parti fin 2009, les qataris n’étaient pas encore là !

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